Travailler dans les cafés

Depuis septembre dernier, M. et moi avons adopté un nouveau rythme de travail. Avant, nous allions presque quotidiennement à l’atelier, où nous avions chacun un bureau. La décision de ne partager plus qu’un seul bureau s’est accompagnée pour moi de petits changements professionnels, afin de consacrer plus de temps à l’écriture.

Depuis, j’aime passer d’un lieu à un autre. Chacun possède sa vie propre et son rythme bien particulier. J’y écris différemment, pas forcément sur les mêmes travaux. Chaque arrivée dans un espace est un retour à zéro.
L’atelier est devenu presque une extension de la maison. C’est un espace sur deux étages que l’on partage à huit/dix personnes, une grande cabane calme et studieuse perchée sous le toit d’un petit immeuble de l’hypercentre.
A la maison, le bureau est entouré de bibliothèques et d’instruments de musique, le chat dort sur le canapé à côté, je peux mettre la musique en haut-parleur, chantonner, faire quelques pas de claquettes, picorer des phrases dans un livre puis me remettre au travail.
Et puis il y a les cafés. C’est sans doute là que je travaille le mieux. Étrangement, les discussions autour de moi, le brouhaha, ne me gênent pas vraiment. Au contraire, c’est dans ces lieux moins familiers que je parviens à me concentrer le mieux.
C’est une équation compliquée de trouver un lieu où l’on se sente bien. Il faut un endroit espacé, calme mais pas désert, où l’on peut trouver un certaine intimité, du wifi gratuit, des consommations pas chères et/ou très bonnes, et des serveurs sympas qui ne vous font pas sentir que vous squattez un peu trop longtemps.
A fil du temps, j’ai trouvé plusieurs points de chute à Nantes. Hasard ou pas, mes trois préférés sont dans la même rue.

  • Le Cercle Rouge (rue des Carmes), lieu de travail et de rendez-vous bien connu des indépendants, pas cher, plutôt studieux le matin et plus familial l’après-midi,
  • La librairie-café les Bien-Aimés (rue de la Paix), étroite mais cosy et tout en bois, le rez-de-chaussée permet d’être dans la vie de la librairie, glissé entre deux étagères de livres, le premier étage fait plus salon. Il y a de chouettes boissons (comme le citron chaud de Corée) et des gourmandises pas chères (mention spéciale pour le fondant au chocolat et le rocher coco, les tartes servies le midi sont également très bonnes),
  • Le premier étage de Monsieur Machin (rue Saint Léonard) très calme et souvent vide jusqu’à 17h (et le chocolat chaud est bon),
  • Le Tabl’O Gourmand (cours des 50 étages), avec plein de bonnes choses à manger, de l’espace, et une ambiance un peu scandinave,
  • Le Shefferville Café (rue du Maréchal Joffre), avec du café à volonté et de très bons bagels, mais j’avoue n’y avoir jamais travaillé (l’espace est assez étroit).

Bien sûr, il y a aussi les bibliothèques et le Mc Donald, mais ce n’est pas aussi douillet que les cafés.
Si vous connaissez d’autres lieux de ce genre à Nantes, je suis preneuse !

5 thoughts on “Travailler dans les cafés

  1. Dans mon panier « Martin Page

  2. Bonjour Coline et merci pour ces bonnes adresses. Je ne pensais pas trouver aussi vite ce que je cherchais.
    Bonne écriture
    Anne

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