Sortie : l’invention du dimanche

Le 5 mars dernier, L’invention du dimanche, un roman premières lectures pour petits lecteurs (dès 7 ans), grands inventeurs et désespérés dominicaux, génialement illustré par Estelle Billon-Spagnol, est paru aux Éditions Poulpe Fictions !

Il raconte l’histoire de Polly, petite fille sujette au blues du dimanche et allergique à la promenade-du-dimanche-après-midi, qui décide sur les conseils de son père, d’aller voir le gardien du dimanche pour se plaindre. Le découvrant aussi déprimé qu’elle (c’est normal, il vit dans un éternel dimanche), elle décide de prendre les choses en main. Avec son aide et celle de Monsieur Samedi, elle va tenter de réinventer la recette du dimanche. 

Un livre avec (entre-autres) un chat, un ukulélé, une maman dans un piano, beaucoup beaucoup beaucoup de pluie, des couleurs, un coeur brisé, des bonbons et du chocolat, un chapeau à oreilles, et un peu de magie.

Quelques chroniques : Le Monde, Stellma

Traductions

Parmi les petits bonheurs hasardeux qui accompagnent la vie d’autrice, il y a les traductions. Quelle joie de découvrir son livre dans un nouveau écrin, traduit le plus souvent dans une langue que l’on ne parle pas. C’est tout de même assez magique de penser que les livres continuent leur vie loin de nos yeux, qu’ils voyagent et partent à la rencontre de lecteurs et lectrices d’autres pays, d’autres cultures. 

Les trois dernières traductions : La folle rencontre de Flora et Max en Espagnol (pour l’Amérique du Sud), Le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants en Coréen, et Ma fugue chez moi en Italien.

Sortie : la vie en vert fluo

Il y a deux ans, Séverine Vidal, qui dirigeait chez Mango une collection intitulée Romans dessinés, des livres à la lisière de l’album et du roman premières lectures, m’appelle. Elle avait envie que j’écrive un texte qui parle d’écologie pour sa collection. C’est ainsi que j’ai imaginé La vie en vert fluo.

L’histoire d’une petite ville où s’installe une usine de recyclage un peu étrange. Une usine qui promet de TOUT recycler, et qui fabrique, à partir des déchets des habitants, ses propres emballages – beaucoup beaucoup d’emballages – ainsi que des boissons vert fluo dont raffolent les parents. Très vite, les trois héros se rendent compte que quelque chose ne tourne vraiment pas rond et commencent à mener leur enquête. 

C’est une aventure écologique, complètement folle et un peu fantastique, où les pseudos gentils sont parfois les grands méchants, et où la responsabilité individuelle n’est finalement pas grand chose face au cynisme et à la manipulation des industries, mais où l’action collective, en revanche, peut quelque chose ! Ça ressemble peut-être à la vraie vie en somme…

Il est paru chez Mango – même si la collection Romans dessinés a malheureusement disparu – et les très belles illustrations sont de Gilles Freluche.

Journal

En août dernier, prise dans la torpeur caniculaire (et la flemme) estivale, je ne parvenais pas à me lancer dans mon projet de roman et passais, à la place, la plupart de mon temps à scroller sur les réseaux sociaux. Je me suis dit alors que quitte à traîner toute la journée sur Facebook, autant tenter d’en faire quelque chose de productif. J’ai donc commencé à y tenir un journal extime, journal d’écriture et de non-écriture, parsemé notamment de réflexions sur la création et le quotidien. Je ne m’astreins à aucun rythme particulier, mais force est de constater que je conserve l’envie et le plaisir d’y revenir régulièrement. Je le publie directement sur mon profil Facebook, mais je le mettrai également à jour régulièrement sur ce site, afin d’en conserver une trace plus continue et exhaustive. On pourra donc retrouver mon journal dans cette nouvelle rubrique, accessible depuis la colonne de gauche du menu.

Lecture dessinée et musicale : le jour où les ogres…

Au salon du livre jeunesse de Lorient, Loïc Froissart et moi avons donné trois représentations tout public et scolaires de la lecture dessinée et musicale adaptée de notre album Le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants

 

Si vous souhaitez programmer cette lecture dans votre médiathèque, salle de spectacle, établissement scolaire, festival littéraire, institution, sous-marin ou vaisseau spatial…, n’hésitez pas à visionner l’extrait vidéo, à prendre connaissance de la fiche technique et à nous contacter

(photos : Gaëtan Dorémus)

Interview dans Citrouille Hebdo

Clotilde Galland, libraire à la Librairie des enfants terribles à Nantes, m’a interviewée pour la revue Citrouille Hebdo. J’y parle de Nos mains en l’air, mais pas seulement, et c’était chouette d’avoir l’espace de développer des choses. On peut lire le début de l’interview par ici ou en intégralité ci-dessous (cliquer sur les images pour les agrandir).

 

Publications

En juin dernier, j’ai publié un texte dans Le Nouveau Magazine littéraire, dans un dossier consacré à Boris Vian, pour tenter de répondre à la question : pourquoi plaît-il tant aux adolescents ? 

Et cet automne, la Revue des livres pour enfants consacre son dossier à la question passionnante et mouvante de l’animalité dans la littérature jeunesse. On peut notamment y trouver une longue interview de Martin Page et moi-même, réalisée par Anne Clerc.

 

 

Travaux d’élèves autour de “La révolte des animaux moches”

Ça y est, la saison des salons et des rencontres s’est achevée. Et la pause estivale (ponctuée tout de même de trois événements : le 18 juillet à Saint-Nazaire, le 6 août à la Tremblade et le 10 à Concarneau, voir ici pour en savoir plus) offre l’occasion de trier les photos, en même temps qu’on prépare déjà les rencontres, salons et ateliers de l’année prochaine.

La révolte des animaux moches, mon roman jeunesse sorti en avril 2018, m’a permis de rencontrer ce printemps plein d’élèves de CM et de 6e qui l’ont lu en classe : dans la région d’Audruicq, dans le Pas-de-Calais, autour de Saujon, en Charentes, à Montigny-lès-Metz, à Angers, à Narbonne, dans la vallée de Kaysersberg, en Alsace (et notamment à Orbey, dans l’école où j’ai poussé !), et autour de Quimperlé en Bretagne. Le livre a d’ailleurs reçu le prix littéraire ado de la région d’Audruicq et le prix Dis-moi ton livre (CM2/6e) du pays de Quimperlé !

Des élèves un peu plus jeunes avaient travaillé autour de l’album Le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants, et notamment une formidable classe de CE1 à l’école Henri Chiron d’Angers, qui m’a invitée dans son restaurant littéraire, m’a fait déguster de délicieux gâteaux aux légumes et a réalisé des courts-métrages d’animation où ils prodiguent des conseils nutritionnels aux ogres. Des collégiens ont, quant à eux, lu Ma fugue chez moi ou La folle rencontre de Flora et Max.

De nombreux enseignants ont imaginé des travaux, des créations plastiques, littéraires, théâtrales, cinématographiques… autour de ces livres, et c’est chaque fois un régal de découvrir de quelle manière les élèves s’emparent de mon texte pour faire leurs propres créations.

Sortie : Je peux te manger ?

Avec l’illustratrice Maëva Tur, nous avons concocté un album jeunesse intitulé Je peux te manger ?, sorti le 29 mai aux éditions La Plage. Il y est question d’animaux hippies dans une forêt, d’un loup poli mais néanmoins affamé, de brochettes de tofu, d’animaux qui parlent et d’autres qui ne parlent pas. Les protagonistes s’y posent beaucoup de questions pas si évidentes que ça, telles que : peut-on manger quelqu’un même s’il n’est pas d’accord ? Peut-on manger quelqu’un qui n’est pas capable de nous dire qu’il n’est pas d’accord ? Ou encore : peut-on manger ses copains ?

Pour les petits et les grands, à partir de 4/5 ans !

Voici ce qu’en dit par exemple le formidable blog La mare aux mots : “Dans cet album bourré d’humour, Coline Pierré parle bien entendu du végétarisme… mais aussi du consentement ! Et surtout, elle aborde ces deux thèmes forts avec énormément de finesse, sans gros sabots (les omnivores pourront d’ailleurs lire cet album et l’apprécier tout comme ils ont pu apprécier Jefferson ou le film Babe !). Ici donc on ne mange pas quelqu’un qui le refuse et le loup fini par comprendre… “

 

Sortie : Nos mains en l’air

Le 1er mai est paru mon nouveau roman pour adolescents aux éditions du Rouergue.
Il s’appelle Nos mains en l’air et en voici quelques mots, et la couverture !

Victor a 21 ans, il est né sensible et scrupuleux dans une famille boostée à la testostérone, ou l’on est braqueur de père en fils. Yazel, 12 ans, orpheline et atteinte de surdité, est surtout une fille impertinente et combative. Elle vit avec sa tante et son oncle grands bourgeois qui tentent de la façonner à leur image. À la faveur d’une rencontre amicale improbable, ils partent ensemble sur un coup de tête sur les routes d’Europe. C’est un livre dans lequel il est question de famille, celle qui nous manque et celle qui nous encombre, celle aussi que l’on s’invente pour survivre, et puis de langue et de langage (pour changer !), de comment on se parle, on se regarde et on se lit quand on ne s’entend pas, de la façon dont on réinvente le langage pour se raconter et se créer une langue commune et intime.