Journal

En août dernier, prise dans la torpeur caniculaire (et la flemme) estivale, je ne parvenais pas à me lancer dans mon projet de roman et passais, à la place, la plupart de mon temps à scroller sur les réseaux sociaux. Je me suis dit alors que quitte à traîner toute la journée sur Facebook, autant tenter d’en faire quelque chose de productif. J’ai donc commencé à y tenir un journal extime, journal d’écriture et de non-écriture, parsemé notamment de réflexions sur la création et le quotidien. Je ne m’astreins à aucun rythme particulier, mais force est de constater que je conserve l’envie et le plaisir d’y revenir régulièrement. Je le publie directement sur mon profil Facebook, mais je le mettrai également à jour régulièrement sur ce site, afin d’en conserver une trace plus continue et exhaustive. On pourra donc retrouver mon journal dans cette nouvelle rubrique, accessible depuis la colonne de gauche du menu.

Lecture dessinée et musicale : le jour où les ogres…

Au salon du livre jeunesse de Lorient, Loïc Froissart et moi avons donné trois représentations tout public et scolaires de la lecture dessinée et musicale adaptée de notre album Le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants

 

Si vous souhaitez programmer cette lecture dans votre médiathèque, salle de spectacle, établissement scolaire, festival littéraire, institution, sous-marin ou vaisseau spatial…, n’hésitez pas à visionner l’extrait vidéo, à prendre connaissance de la fiche technique et à nous contacter

(photos : Gaëtan Dorémus)

Interview dans Citrouille Hebdo

Clotilde Galland, libraire à la Librairie des enfants terribles à Nantes, m’a interviewée pour la revue Citrouille Hebdo. J’y parle de Nos mains en l’air, mais pas seulement, et c’était chouette d’avoir l’espace de développer des choses. On peut lire le début de l’interview par ici ou en intégralité ci-dessous (cliquer sur les images pour les agrandir).

 

Publications

En juin dernier, j’ai publié un texte dans Le Nouveau Magazine littéraire, dans un dossier consacré à Boris Vian, pour tenter de répondre à la question : pourquoi plaît-il tant aux adolescents ? 

Et cet automne, la Revue des livres pour enfants consacre son dossier à la question passionnante et mouvante de l’animalité dans la littérature jeunesse. On peut notamment y trouver une longue interview de Martin Page et moi-même, réalisée par Anne Clerc.

 

 

Travaux d’élèves autour de “La révolte des animaux moches”

Ça y est, la saison des salons et des rencontres s’est achevée. Et la pause estivale (ponctuée tout de même de trois événements : le 18 juillet à Saint-Nazaire, le 6 août à la Tremblade et le 10 à Concarneau, voir ici pour en savoir plus) offre l’occasion de trier les photos, en même temps qu’on prépare déjà les rencontres, salons et ateliers de l’année prochaine.

La révolte des animaux moches, mon roman jeunesse sorti en avril 2018, m’a permis de rencontrer ce printemps plein d’élèves de CM et de 6e qui l’ont lu en classe : dans la région d’Audruicq, dans le Pas-de-Calais, autour de Saujon, en Charentes, à Montigny-lès-Metz, à Angers, à Narbonne, dans la vallée de Kaysersberg, en Alsace (et notamment à Orbey, dans l’école où j’ai poussé !), et autour de Quimperlé en Bretagne. Le livre a d’ailleurs reçu le prix littéraire ado de la région d’Audruicq et le prix Dis-moi ton livre (CM2/6e) du pays de Quimperlé !

Des élèves un peu plus jeunes avaient travaillé autour de l’album Le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants, et notamment une formidable classe de CE1 à l’école Henri Chiron d’Angers, qui m’a invitée dans son restaurant littéraire, m’a fait déguster de délicieux gâteaux aux légumes et a réalisé des courts-métrages d’animation où ils prodiguent des conseils nutritionnels aux ogres. Des collégiens ont, quant à eux, lu Ma fugue chez moi ou La folle rencontre de Flora et Max.

De nombreux enseignants ont imaginé des travaux, des créations plastiques, littéraires, théâtrales, cinématographiques… autour de ces livres, et c’est chaque fois un régal de découvrir de quelle manière les élèves s’emparent de mon texte pour faire leurs propres créations.

Sortie : Je peux te manger ?

Avec l’illustratrice Maëva Tur, nous avons concocté un album jeunesse intitulé Je peux te manger ?, sorti le 29 mai aux éditions La Plage. Il y est question d’animaux hippies dans une forêt, d’un loup poli mais néanmoins affamé, de brochettes de tofu, d’animaux qui parlent et d’autres qui ne parlent pas. Les protagonistes s’y posent beaucoup de questions pas si évidentes que ça, telles que : peut-on manger quelqu’un même s’il n’est pas d’accord ? Peut-on manger quelqu’un qui n’est pas capable de nous dire qu’il n’est pas d’accord ? Ou encore : peut-on manger ses copains ?

Pour les petits et les grands, à partir de 4/5 ans !

Voici ce qu’en dit par exemple le formidable blog La mare aux mots : “Dans cet album bourré d’humour, Coline Pierré parle bien entendu du végétarisme… mais aussi du consentement ! Et surtout, elle aborde ces deux thèmes forts avec énormément de finesse, sans gros sabots (les omnivores pourront d’ailleurs lire cet album et l’apprécier tout comme ils ont pu apprécier Jefferson ou le film Babe !). Ici donc on ne mange pas quelqu’un qui le refuse et le loup fini par comprendre… “

 

Sortie : Nos mains en l’air

Le 1er mai est paru mon nouveau roman pour adolescents aux éditions du Rouergue.
Il s’appelle Nos mains en l’air et en voici quelques mots, et la couverture !

Victor a 21 ans, il est né sensible et scrupuleux dans une famille boostée à la testostérone, ou l’on est braqueur de père en fils. Yazel, 12 ans, orpheline et atteinte de surdité, est surtout une fille impertinente et combative. Elle vit avec sa tante et son oncle grands bourgeois qui tentent de la façonner à leur image. À la faveur d’une rencontre amicale improbable, ils partent ensemble sur un coup de tête sur les routes d’Europe. C’est un livre dans lequel il est question de famille, celle qui nous manque et celle qui nous encombre, celle aussi que l’on s’invente pour survivre, et puis de langue et de langage (pour changer !), de comment on se parle, on se regarde et on se lit quand on ne s’entend pas, de la façon dont on réinvente le langage pour se raconter et se créer une langue commune et intime.

 

Ateliers à Dornes

En ce moment, j’anime des ateliers d’écriture, et de mise en voix et en musique à Dornes, dans la Nièvre. Organisés par le festival Tandem et financé par la Drac de Bourgogne Franche Comté, ces ateliers se déroulent sur un mois et demi, avec deux classes de cinquièmes et deux classes de troisièmes.

Les cinquièmes ont écrit des contes ultramodernes, où on croise un petit chaperon rouge qui rejoint les gilets jaunes, une sirène qui s’étouffe avec du plastique, un loup végétarien victime de harcèlement, ou encore des princesses qui s’inscrivent sur Meetic parce que les princes charmants passent leur temps à jouer aux jeux vidéos. Les troisièmes ont fait l’éloge paradoxal de la lâcheté, de la mysoginie, du narcissisme, de l’orgueil… avec force ironie et mauvaise foi. Désormais, on travaille à mettre tout ça en voix, en bruitages et en musique. Il y aura des chansons, du slam, du rap, des discours, des dialogues…

(photos prises par Laetitia Daget-Buchon)

Histoires à tous les étages

Je me rends compte que je n’ai pas encore parlé des ateliers d’écriture que j’ai menés au printemps dernier à l’école primaire Henri Bergson à Nantes, en duo avec la vidéaste et plasticienne Marie-Pierre Groud. Cette résidence a été initiée par Stereolux.

Six classes du CP au CM2 ont créé des histoires mettant en scène des habitants d’un l’immeuble fictif qu’ils ont collectivement imaginé. Chaque classe a choisi sa thématique et son médium et nous avons imaginé des propositions d’écriture et de mise en forme à partir de cela. Ils ont créé des films d’animation en stop-motion, en ombres chinoises, des histoires filmées, sonores, slamées, en roman-photo ou encore présentées dans un kamishibaï, Ces projets ont donné lieu à une restitution dans la grande salle de Stereolux au mois de juin 2018.

Un compte-rendu de cette résidence sur le blog de Stereolux.

Sortie : les nouvelles viles de Flora et Max

Le 7 novembre dernier, à L’école des Loisirs, est sorti Les nouvelles vies de Flora et Max, un roman pour adolescents co-écrit avec Martin Page (et la suite de La folle rencontre de Flora et Max).

Le premier tome, La folle rencontre de Flora et Max, est un échange épistolaire qui oscille entre joie et drame, entre deux lycéens de 16 et 17 ans : Max et Flora. Flora et Max.
Max souffre de phobie scolaire et de crises de panique, et vit reclus chez lui. Il entretient un rapport complexe au monde, teinté d’ironie et d’angoisse, mais aussi de beaucoup d’humour.
Flora purge une peine de 6 mois de prison pour avoir frappé et mis dans le coma la jeune fille qui la harcelait. Elle se confronte à sa colère et son sentiment d’injustice en même temps qu’elle découvre la violence du système carcéral.

Dans le second tome (qui vient de paraître), Les nouvelles vie de Flora et Max, chacun d’eux est désormais sorti de son enfermement et tente petit à petit de se reconstruire. Flora est étudiante en anthropologie, tandis que Max démarre un CAP cuisine. Ils ont trouvé refuge dans une maison de retraite atypique, et y ont établi leur quartier général. Seulement, cette maison de retraite est menacée par la mairie qui envisage de la raser pour y construire un centre commercial. Avec leur joyeuse équipe de retraités, Flora et Max vont tenter de lutter, à leur manière, étrange et tâtonnante, contre ce projet immobilier.

En parallèle de la parution du second tome, le premier tome sort dans une version poche.