Prochaine sortie

En mai prochain paraîtra mon nouveau roman pour adolescents aux éditions du Rouergue.
Il s’appelle Nos mains en l’air et en voici quelques mots, et la couverture !

Victor a 21 ans, il est né sensible et scrupuleux dans une famille boostée à la testostérone, ou l’on est braqueur de père en fils. Yazel, 12 ans, orpheline et atteinte de surdité, est surtout une fille impertinente et combative. Elle vit avec sa tante et son oncle grands bourgeois qui tentent de la façonner à leur image. À la faveur d’une rencontre amicale improbable, ils partent ensemble sur un coup de tête sur les routes d’Europe. C’est un livre dans lequel il est question de famille, celle qui nous manque et celle qui nous encombre, celle aussi que l’on s’invente pour survivre, et puis de langue et de langage (pour changer !), de comment on se parle, on se regarde et on se lit quand on ne s’entend pas, de la façon dont on réinvente le langage pour se créer une langue commune et intime.

 

Sortie : les nouvelles viles de Flora et Max

Le 7 novembre dernier, à L’école des Loisirs, est sorti Les nouvelles vies de Flora et Max, un roman pour adolescents co-écrit avec Martin Page (et la suite de La folle rencontre de Flora et Max).

Le premier tome, La folle rencontre de Flora et Max, est un échange épistolaire qui oscille entre joie et drame, entre deux lycéens de 16 et 17 ans : Max et Flora. Flora et Max.
Max souffre de phobie scolaire et de crises de panique, et vit reclus chez lui. Il entretient un rapport complexe au monde, teinté d’ironie et d’angoisse, mais aussi de beaucoup d’humour.
Flora purge une peine de 6 mois de prison pour avoir frappé et mis dans le coma la jeune fille qui la harcelait. Elle se confronte à sa colère et son sentiment d’injustice en même temps qu’elle découvre la violence du système carcéral.

Dans le second tome (qui vient de paraître), Les nouvelles vie de Flora et Max, chacun d’eux est désormais sorti de son enfermement et tente petit à petit de se reconstruire. Flora est étudiante en anthropologie, tandis que Max démarre un CAP cuisine. Ils ont trouvé refuge dans une maison de retraite atypique, et y ont établi leur quartier général. Seulement, cette maison de retraite est menacée par la mairie qui envisage de la raser pour y construire un centre commercial. Avec leur joyeuse équipe de retraités, Flora et Max vont tenter de lutter, à leur manière, étrange et tâtonnante, contre ce projet immobilier.

En parallèle de la parution du second tome, le premier tome sort dans une version poche. 

Sortie : les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ?

Ça y est, le voilà ! Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ?, Le livre collectif que Martin et moi avons édité dans notre maison de micro-édition, Monstrograph, est sorti. Vous pouvez le commander sur notre site, l’acheter à la librairie Récréalivres au Mans, ou demander à votre gentil·le libraire de nous le commander directement.

Je crois que ce livre est né de nos rêveries. Avec Martin, on a souvent pensé à créer un lieu pour y accueillir tous les artistes qu’on aime, une librairie-café-ciné-club-salle de concert-et d’exposition, ou un lieu de résidence, un centre de repos pour amis déprimés (et on en a quelques uns), un café de la forêt, un film documentaire sur la création. Et puis finalement, on s’est dit qu’on allait faire ce qu’on sait le mieux faire : un livre. Après tout, un bon livre, c’est aussi accueillant qu’une cabane, aussi protecteur qu’un Totoro.

On y a invité 29 artistes, écrivain·e·s, dessinateur·trice·s, peintres, traducteur·trice·s, cinéastes, créatrices de recettes, dramaturges, musicien·ne·s… et on leur a posé tout un tas de questions sur leur pratique artistique. C’est un sujet qui nous passionne, d’abord parce que c’est notre métier à nous aussi et qu’il nous interroge chaque jour, et parce qu’on ne cesse justement de s’ébahir du fait que soit notre métier, et qu’on se demander souvent comment font les autres artistes, auteurs, autrices. Aussi parce que le statut des artistes, et en particulier des auteurs, est sacrément menacé en ce moment. Avec ce livre très politique, nous voulions tenter d’esquisser ce que c’est que d’être un artiste aujourd’hui, donner à voir les conditions matérielles, financières et intellectuelles de la création, savoir à quoi ressemble la recette de la tambouille de chacun, où se mêlent souvent tout en même temps précarité, solitude, passion, famille, découragement, petits boulots, exaltation.

Ce livre, on l’a commencé il y a plus d’un an, ça a été un sacré travail, pas mal de fatigue, de soirées consacrées à sa mise en page et un gazillion de relectures jusqu’à ce qu’il nous sorte par les trous de nez, mais qu’est-ce qu’on en est fiers ! Et comme on est un peu fous, on a déjà envie de recommencer, d’interroger d’autres artistes sur d’autres sujets qui touchent à la création. Et on le fera c’est certain.

En attendant, Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ?  est là, imprimé à 300 exemplaires grâce aux contributeurs Ulule qui l’ont précommandé des mois avant sa sortie (et qui ont patiemment attendu – un immense merci à eux !), avec sa couverture turquoise flashy, ses jolis rabats, sa typo Calendas Plus qu’on adore avec ses jolies ligatures, son papier crème, sa collection toute neuve (Minute Papillon), ses 350 pages, denses, pleines de belles métaphores, de joies et de colères, de tristesse et de courage, d’enthousiasme et d’énergie, et sa magnifique liste de contributeurs : Thomas Vinau, Peggy Vialat, Maëva Tur, Antoine Tharreau, Mathieu Simonet , Ryoko Sekiguchi, Laurent Sagalovitsch, Cécile Roumiguière, Dominique Rocher, Melle Pigut, Coline Pierré, Eric Pessan, Eddy Pallaro, Martin Page, Justine Niogret , Marc Molk , Marie Laforêt , Julia Kerninon, Neil Jomunsi, Emmanuelle Houdart, Roland Glasser, Loïc Froissart , Quentin Faucompré , Amandine Dhée, Fanny Chiarello, Julie Bonnie, Sandrine Bonini , Francois Bon, Rodrigo Bernardo, Clémentine Beauvais, Audrey Alwett.

Et on espère que vous l’aimerez autant qu’on l’aime !

Deux éditeurs épuisés mais heureux

En 2015, Martin et moi avons décidé de créer notre maison de micro-édition, Monstrograph, pour y publier de drôles de petits livres illustrés qu’on faisait à la main, rapidement, très librement. Et puis petit à petit, on a eu envie d’ajouter à notre catalogue d’autres sortes de livres. On a créé la collection Bootleg dans laquelle nous avons publié deux essais : De la pluie et Éloge des fins heureuses. Et puis il y avait cette idée qui nous trottait dans la tête depuis longtemps : interroger d’autres artistes sur la création, l’écriture, leurs conditions de vie et de travail. Parce que c’est chaleureux et que ça donne de l’énergie d’entendre ou de lire les autres parler de leur création.

On s’est lancé dans ce projet il y a un an et demi et, au fil du temps, il a pris de plus en plus d’ampleur. Résultat : aujourd’hui ce sont 31 artistes de disciplines très diverses, des amis et des connaissances dont on aime le travail et la réflexion, qui répondent à notre questionnaire et racontent comme ils vivent, travaillent, créent, pensent, inventent. Le livre s’appelle Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ?  et il sera publié dans une nouvelle collection, créée pour l’occasion (et dans laquelle nous comptons publier d’autres livres) : Minute Papillon. Il vient de partir chez l’imprimeur après un long et laborieux travail d’édition, de mise en page et de multiples relectures. Mais on est heureux : dans quelques semaines (début octobre), ce petit trésor sera là, et on peut vous dire qu’il sera passionnant (on peut d’autant plus le dire que ce n’est pas nous qui l’avons écrit !).

Mais après l’avoir envoyé à l’imprimeur, un dimanche soir à minuit, on était un peu fatigués tout de même.

En attendant la sortie (début octobre), le livre est déjà en précommande sur notre tout nouveau site ! Il ne sera a priori en vente que sur notre site mais si des libraires souhaitent en proposer quelques exemplaires dans leur librairie ou organiser une présentation avec certains des auteurs du livre, n’hésitez pas à nous contacter !

 

Sortie : éloge des fins heureuses

Ça faisait longtemps que le sujet me trottait en tête, me questionnait, m’agaçait, qu’il alimentait nos discussions, à Martin et moi, à la sortie du cinéma ou en refermant un livre. Et puis un jour, l’envie d’écrire un texte – qui s’est transformé en livre – sur le sujet est devenue évidente. De là, est né ce court essai, Éloge des fins heureuses, que je publie ces jours-ci dans notre maison de micro-édition, Monstrograph.

Ce texte est un plaidoyer pour l’imagination et pour la fiction, une défense de l’optimisme, des fins heureuses, du romantisme et de la littérature « féminine » comme arme politique, comme instrument d’émancipation sociale, comme outil féministe. C’est un texte provocateur aussi (et qui n’est pas dénué d’une certaine dose de mauvaise foi) pour défendre une éthique et une esthétique.

C’est un texte important pour moi. J’y défens une idée de la littérature, du cinéma et de la fiction en général, qui m’est chère – et qui n’est pas très populaire en ces temps de cynisme et de froideur. C’est la première fois que j’écris et que je publie un essai, c’était donc aussi une démarche tout à fait nouvelle – et angoissante – pour moi. J’espère que ce texte trouvera des échos, des résonances, des lectrices et des lecteurs qui partageront ce point de vue, ou qui ne le partageront pas mais auront envie de s’interroger sur la question.

Le livre est pour l’instant en vente uniquement sur le site de Monstrograph. Amis libraires, si vous souhaitez proposer ce livre – ou tout autre titre de Monstrograph – dans votre librairie, n’hésitez pas à nous contacter !

Sortie : la révolte des animaux moches

C’est jour de sortie !

Mon nouveau roman jeunesse sort aujourd’hui aux éditions du Rouergue.
Il s’appelle La révolte des animaux moches et est illustré par Anne-Lise Combeaud.

Dans un monde légèrement futuriste, tous les vivants, humains et non-humains communiquent ensemble grâce à un langage universel. Mais alors qu’en apparence les espèces vivent en harmonie, les chevaux et les animaux chics sont devenus les alliés privilégiés des humains, tandis que les animaux moches sont méprisés, évités, moqués, discriminés. Alors quatre animaux moches, quatre amis de toujours, vont décider de mener une révolte pour revendiquer leur droit à l’égalité !

Je dois dire que je suis particulièrement heureuse que ce livre sorte (ok, je dis ça pour tout les livres, mais là c’est quand même un peu spécial), parce qu’il traite de sujets qui me tiennent à coeur, notamment l’animalisme, mais aussi parce qu’il a eu une longue et tortueuse histoire.

À l’origine de ce projet, il y a un tout petit texte mettant en scène une petite fille, qui s’appelait “J’aime pas les chevaux”. Elle y disait, avec beaucoup de mauvaise foi, pourquoi elle détestait les chevaux. J’avais même un temps envisagé d’essayer de l’illustrer moi-même, avec des dessins de chevaux moches et prétentieux. J’avais fait quelques essais mais comme vous pouvez le voir, ce n’était pas très concluant.C’était en 2012 (ça ne nous rajeunit pas !). J’avais donc envoyé le texte à quelques éditeurs. Une éditrice avait été sensible à l’idée. Elle me l’avait fait retravailler deux fois, pour le transformer en une vraie histoire d’album. Et puis ça ne s’était quand même pas fait.

Alors j’ai décidé de le développer pour en faire un roman jeunesse. Et cette fois, une autre éditrice m’a dit : “C’est pas mal, mais ce qui est vraiment intéressant, c’est la fin. La fin devrait être le point de départ de l’histoire”. La fin, c’était cette petite fille qui décidait, par pur esprit de contradiction, de créer un club pour défendre les animaux moches.
J’ai tenté de suivre ce conseil, de poursuivre un peu le livre, j’ai écrit quelques chapitres, mais dans le fond je n’étais pas très emballée. Je n’arrivais pas à faire grand chose de cette histoire de club. Alors j’ai laissé le texte reposer dans un coin et je suis passée à autre chose.

Et puis un beau jour, deux ans plus tard, cette étrange machine qu’on appelle le cerveau a eu une soudaine illumination : il fallait que j’écrive cette histoire du point de vue des animaux moches, pas de la petite fille !

C’est donc ce que j’ai fait, et l’histoire est devenue ce livre. J’y ai glissé un peu du texte originel (la petite fille est toujours là, et quelques extraits de son réquisitoire aussi), mais au fil des réécritures, j’en ai supprimé la majeure partie.

J’espère qu’il vous plaira autant que je me suis amusée à l’écriture !

Financement participatif : Les auteurs ont-ils vraiment besoin de manger ?

Avec Martin Page, nous avions depuis longtemps envie d’interroger des artistes sur la création et les conditions de la création. On a donc décidé d’en faire un livre édité par notre maison de micro-édition, Monstrograph, intitulé :

Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ?

31 artistes (écrivain.e.s, dessinateur.trice.s, musicien.ne.s, traducteur.trice.s, cinéastes, peintres, créatrices de recettes…) ont accepté de répondre au même questionnaire. Ils l’ont fait avec franchise, impertinence, colère, joie, combativité, sensibilité, humour, et le panorama de leurs réponses donne un livre dense, multiple, et passionnant. 

Mais comme il s’agit d’un projet de longue haleine, nous n’avons malheureusement pas les moyens de le financer nous-même (tout le monde participe bénévolement), alors nous avons mis en place un financement participatif sous la forme de pré-ventes du livre (avec quelques surprises).

Pour participer et précommander le livre, rendez-vous ici !

 

Avec Julia Kerninon, Eric Pessan, Amandine Dhée, Peggy Viallat-langlois, François Bon, Julien Simon (Neil Jomunsi), Julie Bonnie, Clémentine Beauvais, Emmanuelle Houdart, Sandrine Bonini, Justine Niogret, Maëva Tur, Thomas Vinau, Audrey Alwt, Dominique Rocher, Roland Glasser, Ryoko Sekiguchi, Antoine Tharreau, Mathieu Simonet, Laurent Sagalovitsch, Marie Laforêt, Melle Pigut, Marc Molk, Eddy Pallaro, Loïc Froissart, Quentin Faucompré, Fanny Chiarello, Rodrigo Bernardo, Cécile Roumiguière, Martin Page et moi.

Sortie : Le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants

Le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants, mon tout premier album jeunesse (youpie !), est sorti en librairie il y a quelques jours. Il est génialement illustré par Loïc Froissart, et publié par le Rouergue.

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C’est un projet qui nous suit depuis longtemps, que l’on a commencé à imaginer il y a plus de trois ans, et qu’on a affiné et affiné au fil du temps et des nouvelles versions du texte et des images que nous faisions.

Présentation par l’éditeur :

Il y a très longtemps le monde était peuplé d’ogres qui passaient leur temps à manger des enfants… Jusqu’au jour où cette nourriture devint la source d’une curieuse épidémie. Les enfants n’étaient plus comestibles et il fallut prendre des mesures et se tourner vers de nouveaux régimes.

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Quelques critiques : sur Lepoint.fr et sur Bodoï

Pour les parisiens, un lancement de l’album aura lieu le 8 mars à la librairie La régulière (43 rue Myrha, Paris 18e) à partir de 18h. Vous pouvez venir prendre l’apéro, papoter avec nous et vous faire dédicacer un livre !

Contrat d’édition

 Signer un contrat d’édition est un moment bizarre. On est heureux, c’est la concrétisation d’un projet, l’assurance que le livre va exister, une nouvelle aventure qui commence. C’est excitant, joyeux, on a envie de sautiller dans tous les sens. Mais c’est aussi vertigineux, quand on pense que ce papier nous engage jusqu’à 70 ans après notre mort. Soixante-dix ans ! On fait rarement des choses qui ont des conséquences sur un temps aussi long, et avec autant d’incertitude. Et puis il y a aussi un peu de frustration, à cause de toutes ces petites clauses qu’on n’a pas réussi à négocier et qui nous embêtent, mais dont on s’accommode pour différentes raisons – par exemple parce qu’on aime travailler avec son éditrice et qu’on a confiance en son regard.

Malgré tout, concentrons-nous sur la joie : mon nouveau roman jeunesse, La révolte des animaux moches, sortira en avril au Rouergue Jeunesse. Et, manifestement, les personnages ont décidé de signer eux-mêmes le contrat.
Je reparlerai bientôt ce projet que je transporte dans mes bagages depuis longtemps et qui me tient beaucoup à coeur.

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Des animaux

Ces jours-ci paraissent deux revues dans lesquelles je publie un texte où il est question, hasard de l’existence, d’animaux.
Dans l’excellente revue militante Véganes, je dresse un portrait de notre chatte Penny Lane, au cœur d’un dossier sur les animaux domestiques (et au milieu de plein d’articles et d’auteurs.trices passionnant.e.s – je ne suis que fierté). La revue est née à Montréal mais elle est désormais aussi éditée en France par La plage. On pourra commander le nouveau numéro ici dès le 19 octobre.
Pour la revue littéraire La moitié du fourbi, j’ai écrit un texte sur les animaux moches et sur les réflexions et découvertes qui m’ont occupée durant l’écriture de mon prochain roman jeunesse à paraître. On y trouve aussi notamment une réflexion très intéressante et très drôle d’Anthony Poiraudeau sur – tiens donc – les animaux domestiques.

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