Sortie : Romy et Julius

Sorti juste à la fin du confinement, Romy et Julius est un roman pour adolescent, coécrit avec Marine Carteron (les Autodafeurs, Génération K, Dix…). Il met en scène deux adolescents qui vivent dans le même village mais  fréquentent des mondes très différents. L’une est née ici, fille du boucher, tandis que l’autre est un néo-rural venu de Paris, qui fréquente les cercles animalistes et véganes du coin. C’est à la faveur d’un cours de théâtre où ils vont devoir incarner Roméo et Juliette, que les deux vont tomber amoureux, au milieu du tumulte qui règne dans le village. 

Une vidéo où Marine Carteron et moi revenons sur l’écriture du livre et la genèse de cette idée : 

Les deux premiers chapitres : 

Traductions

Parmi les petits bonheurs hasardeux qui accompagnent la vie d’autrice, il y a les traductions. Quelle joie de découvrir son livre dans un nouveau écrin, traduit le plus souvent dans une langue que l’on ne parle pas. C’est tout de même assez magique de penser que les livres continuent leur vie loin de nos yeux, qu’ils voyagent et partent à la rencontre de lecteurs et lectrices d’autres pays, d’autres cultures. 

Les trois dernières traductions : La folle rencontre de Flora et Max en Espagnol (pour l’Amérique du Sud), Le jour où les ogres ont cessé de manger des enfants en Coréen, et Ma fugue chez moi en Italien.

Sortie : la vie en vert fluo

Il y a deux ans, Séverine Vidal, qui dirigeait chez Mango une collection intitulée Romans dessinés, des livres à la lisière de l’album et du roman premières lectures, m’appelle. Elle avait envie que j’écrive un texte qui parle d’écologie pour sa collection. C’est ainsi que j’ai imaginé La vie en vert fluo.

L’histoire d’une petite ville où s’installe une usine de recyclage un peu étrange. Une usine qui promet de TOUT recycler, et qui fabrique, à partir des déchets des habitants, ses propres emballages – beaucoup beaucoup d’emballages – ainsi que des boissons vert fluo dont raffolent les parents. Très vite, les trois héros se rendent compte que quelque chose ne tourne vraiment pas rond et commencent à mener leur enquête. 

C’est une aventure écologique, complètement folle et un peu fantastique, où les pseudos gentils sont parfois les grands méchants, et où la responsabilité individuelle n’est finalement pas grand chose face au cynisme et à la manipulation des industries, mais où l’action collective, en revanche, peut quelque chose ! Ça ressemble peut-être à la vraie vie en somme…

Il est paru chez Mango – même si la collection Romans dessinés a malheureusement disparu – et les très belles illustrations sont de Gilles Freluche.

Publications

En juin dernier, j’ai publié un texte dans Le Nouveau Magazine littéraire, dans un dossier consacré à Boris Vian, pour tenter de répondre à la question : pourquoi plaît-il tant aux adolescents ? 

Et cet automne, la Revue des livres pour enfants consacre son dossier à la question passionnante et mouvante de l’animalité dans la littérature jeunesse. On peut notamment y trouver une longue interview de Martin Page et moi-même, réalisée par Anne Clerc.

 

 

Sortie : Je peux te manger ?

Avec l’illustratrice Maëva Tur, nous avons concocté un album jeunesse intitulé Je peux te manger ?, sorti le 29 mai aux éditions La Plage. Il y est question d’animaux hippies dans une forêt, d’un loup poli mais néanmoins affamé, de brochettes de tofu, d’animaux qui parlent et d’autres qui ne parlent pas. Les protagonistes s’y posent beaucoup de questions pas si évidentes que ça, telles que : peut-on manger quelqu’un même s’il n’est pas d’accord ? Peut-on manger quelqu’un qui n’est pas capable de nous dire qu’il n’est pas d’accord ? Ou encore : peut-on manger ses copains ?

Pour les petits et les grands, à partir de 4/5 ans !

Voici ce qu’en dit par exemple le formidable blog La mare aux mots : “Dans cet album bourré d’humour, Coline Pierré parle bien entendu du végétarisme… mais aussi du consentement ! Et surtout, elle aborde ces deux thèmes forts avec énormément de finesse, sans gros sabots (les omnivores pourront d’ailleurs lire cet album et l’apprécier tout comme ils ont pu apprécier Jefferson ou le film Babe !). Ici donc on ne mange pas quelqu’un qui le refuse et le loup fini par comprendre… “

 

Sortie : Nos mains en l’air

Le 1er mai est paru mon nouveau roman pour adolescents aux éditions du Rouergue.
Il s’appelle Nos mains en l’air et en voici quelques mots, et la couverture !

Victor a 21 ans, il est né sensible et scrupuleux dans une famille boostée à la testostérone, ou l’on est braqueur de père en fils. Yazel, 12 ans, orpheline et atteinte de surdité, est surtout une fille impertinente et combative. Elle vit avec sa tante et son oncle grands bourgeois qui tentent de la façonner à leur image. À la faveur d’une rencontre amicale improbable, ils partent ensemble sur un coup de tête sur les routes d’Europe. C’est un livre dans lequel il est question de famille, celle qui nous manque et celle qui nous encombre, celle aussi que l’on s’invente pour survivre, et puis de langue et de langage (pour changer !), de comment on se parle, on se regarde et on se lit quand on ne s’entend pas, de la façon dont on réinvente le langage pour se raconter et se créer une langue commune et intime.

 

Sortie : les nouvelles viles de Flora et Max

Le 7 novembre dernier, à L’école des Loisirs, est sorti Les nouvelles vies de Flora et Max, un roman pour adolescents co-écrit avec Martin Page (et la suite de La folle rencontre de Flora et Max).

Le premier tome, La folle rencontre de Flora et Max, est un échange épistolaire qui oscille entre joie et drame, entre deux lycéens de 16 et 17 ans : Max et Flora. Flora et Max.
Max souffre de phobie scolaire et de crises de panique, et vit reclus chez lui. Il entretient un rapport complexe au monde, teinté d’ironie et d’angoisse, mais aussi de beaucoup d’humour.
Flora purge une peine de 6 mois de prison pour avoir frappé et mis dans le coma la jeune fille qui la harcelait. Elle se confronte à sa colère et son sentiment d’injustice en même temps qu’elle découvre la violence du système carcéral.

Dans le second tome (qui vient de paraître), Les nouvelles vie de Flora et Max, chacun d’eux est désormais sorti de son enfermement et tente petit à petit de se reconstruire. Flora est étudiante en anthropologie, tandis que Max démarre un CAP cuisine. Ils ont trouvé refuge dans une maison de retraite atypique, et y ont établi leur quartier général. Seulement, cette maison de retraite est menacée par la mairie qui envisage de la raser pour y construire un centre commercial. Avec leur joyeuse équipe de retraités, Flora et Max vont tenter de lutter, à leur manière, étrange et tâtonnante, contre ce projet immobilier.

En parallèle de la parution du second tome, le premier tome sort dans une version poche. 

Sortie : les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ?

Ça y est, le voilà ! Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ?, Le livre collectif que Martin et moi avons édité dans notre maison de micro-édition, Monstrograph, est sorti. Vous pouvez le commander sur notre site, l’acheter à la librairie Récréalivres au Mans, ou demander à votre gentil·le libraire de nous le commander directement.

Je crois que ce livre est né de nos rêveries. Avec Martin, on a souvent pensé à créer un lieu pour y accueillir tous les artistes qu’on aime, une librairie-café-ciné-club-salle de concert-et d’exposition, ou un lieu de résidence, un centre de repos pour amis déprimés (et on en a quelques uns), un café de la forêt, un film documentaire sur la création. Et puis finalement, on s’est dit qu’on allait faire ce qu’on sait le mieux faire : un livre. Après tout, un bon livre, c’est aussi accueillant qu’une cabane, aussi protecteur qu’un Totoro.

On y a invité 29 artistes, écrivain·e·s, dessinateur·trice·s, peintres, traducteur·trice·s, cinéastes, créatrices de recettes, dramaturges, musicien·ne·s… et on leur a posé tout un tas de questions sur leur pratique artistique. C’est un sujet qui nous passionne, d’abord parce que c’est notre métier à nous aussi et qu’il nous interroge chaque jour, et parce qu’on ne cesse justement de s’ébahir du fait que soit notre métier, et qu’on se demander souvent comment font les autres artistes, auteurs, autrices. Aussi parce que le statut des artistes, et en particulier des auteurs, est sacrément menacé en ce moment. Avec ce livre très politique, nous voulions tenter d’esquisser ce que c’est que d’être un artiste aujourd’hui, donner à voir les conditions matérielles, financières et intellectuelles de la création, savoir à quoi ressemble la recette de la tambouille de chacun, où se mêlent souvent tout en même temps précarité, solitude, passion, famille, découragement, petits boulots, exaltation.

Ce livre, on l’a commencé il y a plus d’un an, ça a été un sacré travail, pas mal de fatigue, de soirées consacrées à sa mise en page et un gazillion de relectures jusqu’à ce qu’il nous sorte par les trous de nez, mais qu’est-ce qu’on en est fiers ! Et comme on est un peu fous, on a déjà envie de recommencer, d’interroger d’autres artistes sur d’autres sujets qui touchent à la création. Et on le fera c’est certain.

En attendant, Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ?  est là, imprimé à 300 exemplaires grâce aux contributeurs Ulule qui l’ont précommandé des mois avant sa sortie (et qui ont patiemment attendu – un immense merci à eux !), avec sa couverture turquoise flashy, ses jolis rabats, sa typo Calendas Plus qu’on adore avec ses jolies ligatures, son papier crème, sa collection toute neuve (Minute Papillon), ses 350 pages, denses, pleines de belles métaphores, de joies et de colères, de tristesse et de courage, d’enthousiasme et d’énergie, et sa magnifique liste de contributeurs : Thomas Vinau, Peggy Vialat, Maëva Tur, Antoine Tharreau, Mathieu Simonet , Ryoko Sekiguchi, Laurent Sagalovitsch, Cécile Roumiguière, Dominique Rocher, Melle Pigut, Coline Pierré, Eric Pessan, Eddy Pallaro, Martin Page, Justine Niogret , Marc Molk , Marie Laforêt , Julia Kerninon, Neil Jomunsi, Emmanuelle Houdart, Roland Glasser, Loïc Froissart , Quentin Faucompré , Amandine Dhée, Fanny Chiarello, Julie Bonnie, Sandrine Bonini , Francois Bon, Rodrigo Bernardo, Clémentine Beauvais, Audrey Alwett.

Et on espère que vous l’aimerez autant qu’on l’aime !

Deux éditeurs épuisés mais heureux

En 2015, Martin et moi avons décidé de créer notre maison de micro-édition, Monstrograph, pour y publier de drôles de petits livres illustrés qu’on faisait à la main, rapidement, très librement. Et puis petit à petit, on a eu envie d’ajouter à notre catalogue d’autres sortes de livres. On a créé la collection Bootleg dans laquelle nous avons publié deux essais : De la pluie et Éloge des fins heureuses. Et puis il y avait cette idée qui nous trottait dans la tête depuis longtemps : interroger d’autres artistes sur la création, l’écriture, leurs conditions de vie et de travail. Parce que c’est chaleureux et que ça donne de l’énergie d’entendre ou de lire les autres parler de leur création.

On s’est lancé dans ce projet il y a un an et demi et, au fil du temps, il a pris de plus en plus d’ampleur. Résultat : aujourd’hui ce sont 31 artistes de disciplines très diverses, des amis et des connaissances dont on aime le travail et la réflexion, qui répondent à notre questionnaire et racontent comme ils vivent, travaillent, créent, pensent, inventent. Le livre s’appelle Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ?  et il sera publié dans une nouvelle collection, créée pour l’occasion (et dans laquelle nous comptons publier d’autres livres) : Minute Papillon. Il vient de partir chez l’imprimeur après un long et laborieux travail d’édition, de mise en page et de multiples relectures. Mais on est heureux : dans quelques semaines (début octobre), ce petit trésor sera là, et on peut vous dire qu’il sera passionnant (on peut d’autant plus le dire que ce n’est pas nous qui l’avons écrit !).

Mais après l’avoir envoyé à l’imprimeur, un dimanche soir à minuit, on était un peu fatigués tout de même.

En attendant la sortie (début octobre), le livre est déjà en précommande sur notre tout nouveau site ! Il ne sera a priori en vente que sur notre site mais si des libraires souhaitent en proposer quelques exemplaires dans leur librairie ou organiser une présentation avec certains des auteurs du livre, n’hésitez pas à nous contacter !

 

Sortie : éloge des fins heureuses

Ça faisait longtemps que le sujet me trottait en tête, me questionnait, m’agaçait, qu’il alimentait nos discussions, à Martin et moi, à la sortie du cinéma ou en refermant un livre. Et puis un jour, l’envie d’écrire un texte – qui s’est transformé en livre – sur le sujet est devenue évidente. De là, est né ce court essai, Éloge des fins heureuses, que je publie ces jours-ci dans notre maison de micro-édition, Monstrograph.

Ce texte est un plaidoyer pour l’imagination et pour la fiction, une défense de l’optimisme, des fins heureuses, du romantisme et de la littérature « féminine » comme arme politique, comme instrument d’émancipation sociale, comme outil féministe. C’est un texte provocateur aussi (et qui n’est pas dénué d’une certaine dose de mauvaise foi) pour défendre une éthique et une esthétique.

C’est un texte important pour moi. J’y défens une idée de la littérature, du cinéma et de la fiction en général, qui m’est chère – et qui n’est pas très populaire en ces temps de cynisme et de froideur. C’est la première fois que j’écris et que je publie un essai, c’était donc aussi une démarche tout à fait nouvelle – et angoissante – pour moi. J’espère que ce texte trouvera des échos, des résonances, des lectrices et des lecteurs qui partageront ce point de vue, ou qui ne le partageront pas mais auront envie de s’interroger sur la question.

Le livre est pour l’instant en vente uniquement sur le site de Monstrograph. Amis libraires, si vous souhaitez proposer ce livre – ou tout autre titre de Monstrograph – dans votre librairie, n’hésitez pas à nous contacter !